les plus beaux poèmes d’amour - » A NINON  » ALFRED DE MUSSET

Alfred de Musset
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Portrait de Musset par Charles Landelle

Données clés
Nom de naissance Louis-Charles-Alfred de Musset-Pathay
Naissance 11 décembre 1810
Paris,
Décès 2 mai 1857 (à 46 ans)
Paris
Activité principale
Légion d’honneur, Académie française
Auteur
écriture

  FrançaisMOUVEMENT / romantisme

Œuvres principales

À Ninon

Avec tout votre esprit, la belle indifférente,
Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante,
Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien,
Il n’en est pas moins vrai que vous n’y pouvez rien.

Il n’en est pas moins vrai que, sans qu’il y paraisse,
Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ;
Qu’on n’en aime pas moins pour devoir se cacher,
Et que vous ne pouvez, Ninon, m’en empêcher.

Il n’en est pas moins vrai qu’en dépit de vous-même,
Quand vous dites un mot vous sentez qu’on vous aime,
Que, malgré vos mépris, on n’en veut pas guérir,
Et que d’amour de vous, il est doux de souffrir.

Il n’en est pas moins vrai que, sitôt qu’on vous touche,
Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche,
On emporte de vous des éclairs de beauté,
Et que le tourment même est une volupté.

Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette,
Vous avez beau railler et mépriser l’amour,
Et, comme un diamant qui change de facette,
Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ;

Il n’en est pas moins vrai que je vous remercie,
Que je me trouve heureux, que je vous appartiens,
Et que, si vous voulez du reste de ma vie,
Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens.

Je vous dirai quelqu’un qui sait que je vous aime :
C’est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets.
Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c’est vous-même ;
Pour que je l’aime encor elle vient sous vos traits.

La nuit, je vois dans l’ombre une pâle auréole,
Où flottent doucement les contours d’un beau front ;
Un rêve m’apparaît qui passe et qui s’envole ;
Les heureux sont les fous : les poètes le sont.

J’entoure de mes bras une forme légère ;
J’écoute à mon chevet murmurer une voix ;
Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ;
Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ;

Ô mon unique amour, cette douleur chérie,
Ne me l’arrachez pas quand j’en devrais mourir !
Je me tais devant vous ; – quel mal fait ma folie ?
Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.


Archives pour la catégorie romantique

Claude Michel » Shöenberg « quinze ans »A quinze ans, je n’avais pas compris Que pour elle « non » voulait dire « oui »

 

    1. Claude Michel

      CLAUDE MiCHEL SCHONBERG 15 ANS

      Paroles de Quinze Ans

      A quinze ans, je n’avais pas compris
      Que pour elle « non » voulait dire « oui »
      Je n’osais pas aller plus loin

      que le rempart deses deux mains
      Qui m’invitait par un refus
      A faire des choses inconnues
      A quinze ans je ne savais pas
      Que la nuit, le corps en émoi,
      Elle rêvait de douce souffrance
      Au cours d’un viol sans conséquence
      Dont le coupable aurait la chance
      D’avoir le sourire et la voix
      D’un héros vu au cinéma
      Mais n’allez pas croire qu’à quinze ans
      J’étais totalement innocent
      Car l’imagination en feu
      Je vivais des jeux amoureux
      Que j’avais retenus par coeur
      Dans des romans, comme un voleur
      Les femmes pour moi c’était clair,
      Mais les filles restaient un mystère
      A quinze ans, j’étais très timide
      Même avec les plus insipides
      Et j’avais recours à la ruse
      Pour pouvoir de façon confuse
      Effleurer le bout de ses seins
      Espérant qu’elle ne dise rien
      Avec le temps, les expériences
      M’ont donné un peu d’assurance
      Pourtant je sais que chaque fois
      Que je tiens une femme dans mes bras
      Je me sens comme un débutant
      Qui entre en scène en hésitant
      Et j’ai le tracComme à quinze ans.
      ♥♥♥

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